PARTIE II

_Initiatives et démarches personnelles_

1. Quelques réponses

    1. Contexte

 

Puisque la période de mes J.D.P. s’était avérée trop courte pour aborder l’ingénierie dans tous ses contextes, mon frère m’a proposé d’effectuer un stage d’observation à l’Ecole Polytechnique de Louvain.

Dès lors, après contacts, madame Emmanuelle BRUN a coordonné ce stage sur une période de 3 jours.

L’E.P.L., une institution de l’U.C.L. regroupant plusieurs laboratoires de recherche, œuvre dans l’ingénierie. Ceux - où j’ai eu le privilège d’être incorporé - furent le laboratoire de l’Unité Génie Civil, le laboratoire de l’ingénierie des matériaux et procédés et le laboratoire de production mécanique et machine.

Cette institution - en plus de promouvoir la recherche - effectue des essais pour des entreprises et permet aux étudiants de l’U.C.L. d’employer leur plancher d’essais pour leur mémoire.

 

Etant donné que je discernais mal la différence entre les Sciences et la Polytechnique, je me suis renseigné en discutant avec mon frère qui enseigne aux masters informatiques en ingénierie.

 

En correspondant avec des professionnels tournés vers les mathématiques, j’ai pu éclaircir un point intéressant du débouché professionnel d’un master en mathématiques appliquées.

Enfin, lors de toutes ces démarches, j’ai constaté combien ma personnalité me surprenait. Cette métamorphose sociale me permet d’anticiper certains aspects de mon comportement professionnel.

    1. Observations à l’E.P.L.

 

J’ai débuté mon stage au laboratoire de l’Unité Génie Civil.

Tout d’abord, j’ai été surpris de constater qu’une administration très importante était omniprésente. Celle-ci était conditionnée par un personnel plutôt varié. Ce constat se justifie par le fait que les entreprises ont recours aux essais de ce laboratoire. Ces essais suivent un protocole strict et mis à jour par les normes européennes. On dit qu’ils sont accrédités.

Avant de visiter le plancher des essais, quelques notions théoriques fondamentales du génie civil m’ont été inculquées. J’ai remarqué qu’on y étudie surtout le comportement structurel du béton. Pour l’étude mécanique, on se réfère à un modèle standard, celui d’une poutre.

Enfin, on constate une propriété intéressante du béton : il supporte mieux les compressions que les tractions.

Poutres en béton fissurées suite à une traction résultant d’une poussée verticale vers le bas

 

Ensuite, j’ai visité le plancher d’essais. Il consiste en une plate-forme en béton armé d’une épaisseur de 1 mètre 20. Cette plate-forme, en surface, est constituée d’un damier de cercles. Chaque cercle a 4 ouvertures. Ces ouvertures permettent de faire parvenir le câblage au montage.

En outre, ces ouvertures peuvent servir de fixations pour quelque montage. Des vérins hydrauliques sont présents afin d’exercer des forces sur les montages dans le cadre d’essai.

Dans le génie civil, on réalise également des essais sur des échantillons de terre vu que la terre est le milieu d’ancrage d’une bâtisse. Ici les essais ont un pur but statistique. Les données obtenues sont renvoyées à l’entreprise qui se chargera de les interpréter.

D’autre part, j’ai rencontré un étudiant en dernière année de master en mécanique. Dans le cadre de son mémoire, il étudiait la répartition des alluvions d’un cours d’eau.

Pour ce faire, il avait réalisé sur le plancher d’essais un modèle de cours d’eau rectiligne. Les alluvions étaient représentés par de petites billes en mousse. Il en étudiait la répartition à différents débits pour en tirer des résultats.

Par la suite, il créera un logiciel qui pourra simuler une situation réelle en introduisant des paramètres plus spécifiques.

 

 

Enfin, j’ai assisté à un midi de la recherche où une doctorante, entamant sa deuxième année, présentait ses avancées sur sa thèse qui concernait la macro-perméabilité. La macro-perméabilité se rapportait à celle d’une ville afin d’étudier le parcours de l’eau, lors d’une inondation.

L’élaboration de ses formules et équations, à partir d’un raisonnement logique, fut prenant. Les échanges entre les différentes personnes présentes demeurèrent très professionnelles et spécifiques au sujet traité.

On voit combien les points de vue sont différents suivant la spécialisation.

 

J’ai poursuivi mon stage au laboratoire de l’ingénierie des matériaux et procédés.

J’ai commencé par une visite du hall d’essais. Celui-ci rassemble de nombreuses machines telles qu’un impacteur, une machine à traction, des liseuses à froid/chaud et différents types de fours.

Ensuite, un ingénieur civil en procédé des matériaux m’a présenté le séchage de particules par propulsion de gaz.

Lors de ce procédé, les particules forment un lit homogène en suspension. Quand une particule est sèche, elle est plus légère et laisse place aux particules humides. Aussi, plus la propulsion est grande, plus le séchage est rapide. Néanmoins, si la propulsion est trop importante par rapport à la gravité, les particules ne seront plus en suspension, compromettant le séchage.

Il faut donc idéalement augmenter la gravité ou du moins l’effet de la pesanteur. Pour ce faire on utilise le principe d’une centrifugeuse. On fait entrer le gaz par les radians de la centrifugeuse, ce qui propulse les particules dans une trajectoire concentrique. Le poids de chaque particule augmente donc, permettant une élévation de la propulsion pour accélérer le séchage.

Par après, j’ai participé aux préparatifs d’un T.P. en chimie de deuxième bac en ingénierie. Je fus encadré par une physicienne et son assistant doctorant.

Le T.P. consistait en l’observation de la réaction entre de la chaux et de l’eau. Les étudiants avaient calculé la masse d’eau nécessaire pour que la réaction soit complète. Cependant, après avoir versé la quantité calculée, la réaction demeurait en rajoutant de l’eau.

Ce phénomène s’explique par la caractéristique exothermique de la réaction. L’eau entrant en contact avec la chaux s’évapore. Ce dégagement de vapeur évapore de l’eau en chute qui n’a pas encore réagi.

Ainsi, puisque toute l’eau versée n’a pas réagi, on observe une continuité de la réaction après avoir versé la masse d’eau calculée !

 

 

 

J’ai terminé mon stage au laboratoire de production mécanique et machine.

La mécanique ferroviaire est un domaine de recherche plutôt vaste.

Le déplacement d’un train s’effectue bien sûr par ses roues. Mais ses roues sont posées sur des rails et leur position dépend d’un équilibre parfait.

En effet, la forme conique des roues assure l’équilibre de l’ensemble du wagon. Cependant cet équilibre peut être rompu lorsque le train est confronté à une situation particulière, telle qu’une vitesse trop élevée.

C’est pourquoi, il y a un rebord intérieur pour chaque roue, empêchant tout déraillement lorsque le wagon n’est plus équilibré. On constate ainsi 2 points de frottement au niveau des roues : le point d’appui et le rebord (lorsqu’il entre en contact avec le rail).

On s’intéresse aussi à un nouveau type de soudure : la soudure par point. Il fait d’ailleurs l’objet d’un mémoire pour 2 masters en mécanique. Ce type de soudure est intéressant parce qu’il ne présente aucun dégagement de fumée, qu’il peut être facilement automatisé, qu’il ne prend qu’une minute et qu’il ne provoque aucune déformation métallique. De fait, on soude 2 plaques métalliques à l’aide d’une sorte de foreuse qui en pénétrant dans le métal le fait fondre partiellement. Il en résulte une sorte de plasticine métallique qui se refroidit très rapidement. Puisque ce type de soudure est assez récent, il fait l’objet de recherches, surtout dans son comportement structurel.

Soudure par point

1.3. Approfondissement du métier

 

L’atmosphère de travail dans le milieu de la recherche est différente de celle en entreprise.

En effet, j’ai constaté que l’ingénierie dans la recherche était moins rigoureuse puisqu’elle n’est pas soumise à une pression similaire à celle d’une entreprise.

 

La recherche en ingénierie satisfait le plus souvent une curiosité intellectuelle. L’ingénieur civil est donc plus laxiste dans sa méthode de travail. Il n’a pas une procédure concrète à suivre. Il doit s’organiser lui-même.

 

Le but de son travail est plutôt vague étant donné qu’il souhaite découvrir ou explorer un phénomène inconnu. L’ingénieur a plutôt tendance à rechercher seul.

Toutefois, il a besoin d’autres acteurs professionnels pour progresser et exécuter des expériences.

 

Hors de la recherche proprement dite, les laboratoires vendent leurs services dans le domaine des essais. Ici, on constate que l’ingénierie est absente étant donné que ce sont des techniciens qui effectuent ces essais.

 

Cependant, à nouveau une administration considérable encadre le labeur de l’ingénieur. Celle-ci a surtout un rôle d’archivage des avancées de l’ingénieur.

De plus, on observe beaucoup d’échanges entre les ingénieurs civils, produisant un brassage de leurs connaissances. On pourrait parler d’une ‘micro-communauté scientifique’.

 

Notons que l’ingénieur civil - œuvrant dans une institution de l’U.C.L. - doit consacrer au moins dix pourcents de son temps de travail à l’enseignement. Il est ainsi en interaction avec les étudiants et il arrive fréquemment qu’il encadre des essais réalisés dans le cadre d’un mémoire.

 

1.4. Distinction entre les Sciences et la Polytechnique

 

Lorsqu’on débute des études scientifiques, les premières années sont assez liées au niveau des matières, avec quelques spécificités suivant le degré d’orientation.

Néanmoins, on constate qu’il y a 2 types d’étude scientifique : les Sciences et la Polytechnique. On peut donc s’interroger sur cet embranchement.

 

Puisque j’affirme avec conviction à tous que je souhaite théoriser les mathématiques, mon frère s’est demandé si les Sciences mathématiques ne me conviendrait pas mieux que l’ingénierie.

J’avoue que lorsqu’il m’a présenté cette possibilité, j’ai commencé à douter sur le parcours que je souhaite entreprendre. Après tout, les études d’ingénieur impliquent de nombreux domaines tandis que les Sciences mathématiques se concentrent sur les différents thèmes des mathématiques.

Cependant, j’aspire à assimiler les mathématiques dans d’autres sciences telles que la physique ou la chimie. Or, le programme d’étude en ingénierie est basé sur ce principe et c’est pourquoi l’examen d’entrée n’est focalisé que sur les mathématiques.

Ainsi, on peut dire que les Sciences se focalisent sur une matière bien précise tandis que la Polytechnique développe diverses matières.

Toutefois, mon frère m’a averti que les débouchés de la Polytechnique étaient une application des connaissances acquises et non un développement de celles-ci.

Il explique cet aboutissement par la méthode de cours suivie par les professeurs.

De fait, le professeur enseigne aux étudiants d’ingénierie des modèles qui par la suite s’avéreront être leurs outils de travail. Le professeur omet volontairement l’explication théorique et détaillée du modèle en préférant privilégier son application.

Par conséquent, l’ingénieur civil est formé pour appliquer. Il peut effectuer de la recherche mais celle-ci a comme fondement les modèles inculqués. L’ingénieur civil est donc en quelque sorte limité et appliquera toujours au final l’un ou l’autre modèle.

Mais désormais j’envisage plus que cet unique débouché dans la recherche. Les J.D.P. que j’ai effectuées à la S.A.B.C.A. m’ont ouvert à d’autres milieux que celui de la recherche.

1.5. Découverte interpellante

 

Pour vérifier que les études en sciences mathématiques ne m’intéressaient pas, par l’intermédiaire de mon frère, j’ai correspondu avec plusieurs ‘mathématiciens’ dans le but d’obtenir un stage d’observation.

 

Malheureusement, je n’ai pu l’obtenir parce que les laboratoires sont très hermétiques aux étudiants non qualifiés. Il faut comprendre qu’il est ardu pour un professionnel d’expliquer des notions complexes à un élève du secondaire.

D’autre part, le personnel académique exprime des difficultés en ce qui concerne l’organisation d’une telle expérience.


Malgré cet échec, j’ai rassemblé des informations intéressantes. Il est possible de prendre part à des activités représentatives des sciences mathématiques lors de la journée rhéto, c’est-à-dire lors la journée porte ouverte à l’U.C.L.

Aussi, lors de cette journée, des rencontres avec divers chercheurs sont organisées.

 

Par ailleurs, j’ai découvert qu’un chargé de cours au département de mathématiques était docteur en mathématiques. Cet aboutissement est mon objectif actuel le plus prononcé.

Or, si on considère sa formation universitaire, on constatera qu’il a étudié l’ingénierie en mathématiques appliquées ! Ce parcours est tout à fait l’exemple que j’espère accomplir. Ma première volonté est donc réalisable.

 

Ainsi, même si je n’ai pu expérimenté les Sciences mathématiques, j’ai levé mon interrogation quant au master mathématiques appliquées en Polytechnique. Cette découverte se solde par une confirmation de mon appréhension par rapport à ce cheminement.

1.6. Projection de mon attitude de travail

 

Au fur et à mesure que je progressais dans mes démarches, je m’intégrais de mieux en mieux dans le vaste monde des adultes.

Prendre une initiative requiert une préparation organisée et une certaine autonomie.

Ensuite, il faut se diriger vers les autres, oser les apostropher. On doit susciter l’envie à notre interlocuteur de nous convaincre que sa passion est nôtre. Pour cela, il est préférable de mettre en place une discussion éloquente et intéressée.

Par après, on fait le point sur ce qu’on a appris pour se questionner et se situer. Il faut donc se connaître soi-même. Le doute n’est pas à exclure parce qu’il met en évidence certains points à éclaircir.

Par contre, toute personnalité obtuse est proscrite puisqu’elle limite notre ouverture aux idées novatrices.

Je me suis ainsi surpris en remarquant que ma timidité s’estompait, que le dialogue devenait plus aisé voire spontané et que ma confiance dans la collaboration croissait.

Or, un ingénieur civil communique considérablement avec ses pairs. De plus, il doit avoir confiance dans le travail réalisé par ses collègues. Aussi, il est généralement appelé à agir sur le terrain où de nombreux acteurs professionnels sont présents.

Ainsi, l’intervention d’autres personnes dans son métier est imputable ! Même un ingénieur civil indépendant doit se référer à quelqu’un. Il en résulte donc une quelque collaboration !

 

C’est pourquoi, j’estime que mon émancipation dans la société adulte va me permettre d’acquérir peu à peu les valeurs sociales d’un ingénieur civil. Cet épanouissement de ma personnalité devrait donc m’inculquer une attitude de travail tournée vers la communication, la collaboration et la confiance envers autrui, quel que soit son statut professionnel !

2. La formation et le cadre

2.1. Argumentation des études

 

Arrivant au terme de cette expérience, je puis déjà déclarer avec certitude que l’an prochain je serai inscrit en sciences de l’ingénieur (orientation ingénieur civil). Mais avant, il me faut réussir l’examen d’entrée qui examine notre potentiel en mathématiques.

 

2.1.1. La préparation de l’examen d’entrée en ingénierie

 

Puisque l’U.C.L. est l’université la plus proche et que de nombreuses séances préparatoires à son examen sont organisées, je compte passer l’examen d’admission en ingénierie à l’U.C.L.

C’est pourquoi, je consacre quasi chacun de mes mercredis scolaires à la préparation de cet examen.

Pour cela, je suis les séances préparatoires à Louvain-la-neuve, assurées par Mme AGUIRRE, Mme DUMONT, Mr JANSSENS et Mr THIRY entre 14h00 et 16h30.

Lors de ces séances, les différents thèmes mathématiques sont révisés en détail : algèbre, analyse, calcul numérique, géométrie analytique et synthétique, et trigonométrie. Cette révision est mise en contexte par la résolution de quelque question antérieure posée lors de l’examen d’admission.

Ces séances nécessitent une certaine autonomie pour l’organisation, une volonté d’apprentissage et donc un travail à domicile plus ou moins régulier et rigoureux.

Une interrogation en algèbre et trigonométrie est programmée dans le courant du mois de Janvier.

Celle-ci a un but purement significatif pour l’élève. Seul lui saura apprécier correctement ce résultat.

Lors de la correction, le président du jury des correcteurs de l’E.P.L. vient présenter certaines des copies en les commentant. Il nous conseille en général une présentation claire et brève de notre résolution.

Aussi, le résultat final d’une résolution est loin d’être significatif. Seul le développement est important.

Ainsi, si une erreur est commise (même au début du développement !) rien n’est perdu, bien qu’il soit fort probable que le résultat final soit erroné. En fait, la cotation se base essentiellement sur la méthodologie employée pour résoudre un problème.

Après ces séances préparatoires, un blocus est organisé durant la dernière semaine de Juin. Pendant ce blocus, les élèves sont intensivement entraînés à répondre à des questions d’admissions.

Par ailleurs, des étudiants en première bac ingénierie m’ont affirmé que ce blocus est l’étape capitale de cette préparation.

2.1.2. L’examen d’admission à l’U.C.L.

 

L’examen d’admission propose 2 sessions : une en Juillet et l’autre en Septembre. En Juillet, 2 séries successives sont possibles mais on ne peut tenter sa chance qu’à l’une d’elles.

Lors d’une session, on passe la totalité des matières dans l’une des universités imposant l’examen.

Une session à l’U.C.L. est établie sur 5 jours. Les 2 premiers jours, les élèves passent les examens écrits subdivisés selon les thèmes d’algèbre, d’analyse, de calcul numérique, de géométrie analytique et synthétique, et de trigonométrie.

Chaque thème questionné est abordé selon des spécificités particulières.

Tout d’abord, l’examen algébrique est composé de questions traitant des applications pratiques.

Par après, l’examen d’analyse reprend 3 questions suivant un schéma bien déterminé : la première est un savoir-faire analytique, la seconde une étude de fonction et la dernière est de nature théorique.

Ensuite, l’examen de géométrie synthétique pose sur l’énonciation de 2 problèmes demandant quelque preuve d’une notion particulière.

Aussi, l’examen de géométrie analytique ne comporte que des exercices impliquant une approche analytique.

Enfin, l’examen de calcul numérique et de trigonométrie est composé de 2 parties. La première dure 1h30 tandis que la seconde dure 1h00. La première partie inclut 3 questions et la seconde partie ne comprend qu’un seul problème. Seulement les formules les plus primaires sont acceptées. Tout emploi d’une formule plus élaborée doit être démontré.

Le deuxième jour, je jury de correction délibère une première fois. A partir de cette délibération, 3 profils peuvent se dresser.

Soit, l’élève a réussi ; c’est-à-dire qu’il a plus de 60% dans au moins 3 thèmes.

Soit, l’élève a échoué ; il a moins de 60% dans au moins 3 thèmes.

Soit, l’élève est convié à passer des oraux dans les 2 thèmes où il a obtenu ses plus mauvaises notes ; dans ce cas, l’élève a échoué dans au moins un thème et a obtenu plus de 60% dans 2 autres.

Schéma représentatif d’une session

L’examen oral est une occasion de prouver aux examinateurs que l’échec produit par l’élève n’est qu’une faute ponctuelle. En vérité, il s’agit d’un second examen écrit où les questions sont posées sur tableau aux élèves.

Ils réfléchissent aux questions durant une quinzaine de minutes. Ensuite, un examinateur vient s’intéresser à leur résolution afin de juger si l’élève présente les bases nécessaires en mathématiques pour les études d’ingénierie.

Enfin, notons que si un élève a échoué à la session de Juillet et souhaite représenter l’examen en Septembre, il ne sera plus questionné sur les thèmes où il a obtenu plus de 60%.

2.1.3. Déductions et inductions de ce choix

 

On peut aisément comprendre que l’examen d’entrée décourage les moins motivés aux études d’ingénierie. Pour ma part, cette préparation a plutôt tendance à affirmer mon choix puisqu’elle développe nos capacités mathématiques.

Aussi, cet examen certifie que mes compères seront des personnes motivées et méritantes.

De plus, les résultats que j’obtiens lors de ces séances semblent prévoir une réussite de l’examen. Il va sans dire que ceci amplifie ma motivation et ma persévérance.

 

D’autre part, les observations et expériences professionnelles – que j’ai pu constatées – ont révélé chez moins de l’intérêt, voire de l’émerveillement.

En outre, les caractéristiques de travail d’un ingénieur civil me conviennent et me plaisent.

 

Enfin, le programme d’étude est très intéressant et suscite ma curiosité intellectuelle. La variété des matières abordées propose une formation riche en savoirs et applications avec de nombreux débouchés sur le marché de l’emploi.

2.2. Le site des études

 

Le choix de l’université dans laquelle on va étudier 3 à 5 ans est très important. Il sera à la fois notre environnement d’études, notre milieu de vie et le conditionneur de l’atmosphère de travail. Aussi, il limite le choix des masters. Par ailleurs, il propose une manière unique d’enseigner.

C’est pourquoi, j’envisage raisonnablement d’étudier et de kotter à Louvain-la-neuve. De fait, en terme d’études en ingénierie, Louvain-la-neuve propose de nombreuses majeures et mineures comparés aux autres universités. Il en découle 11 masters, ce qui constitue un large choix en terme de spécialisation.

De plus, il est possible de choisir un second master complémentaire du premier, élargissant notre champ d’intervention professionnelle. Les cours en master sont donnés pour la plupart en anglais. A noter que l’U.C.L. est la seule université belge francophone à proposer le master en mathématiques appliquées.

L’U.C.L. constitue également un environnement idéal pour les études d’ingénieur civil. En effet, en plus des nombreux laboratoires de l’E.P.L. accessibles aux étudiants, ‘’ l’école polytechnique ’’ est concentrée autour de l’auditoire Sainte Barbe. Le personnel académique est ouvert aux étudiants et propose des séances de rattrapage pour certains cours. La bibliothèque de Louvain-la-neuve rassemble une documentation immense et fort variée.

Afin de pouvoir au mieux m’épanouir dans la société adulte, j’estime qu’il est préférable que je kotte lors de mes études. J’espère ainsi pouvoir affiner mes responsabilités et mon autonomie tout en m’émancipant socialement et personnellement. La ville de Louvain-la-neuve est le milieu idéal puisqu’elle concentre près de 17.000 étudiants.

D’autre part, Louvain-la-neuve demeure une ville, et présente ainsi des infrastructures tels que des commerces, une piscine, une gare, un complexe sportif et un cinéma.

Aussi, le centre universitaire est très piétonnier ; cela garantit par conséquent une certaine sûreté des déplacements et une qualité de vie.

Enfin, l’U.C.L. établit un cycle d’apprentissage pour ses étudiants.

Pour cela, les étudiants sont regroupés en groupe de 6 personnes, avec une variante à chaque quadrimestre. Un professeur ou assistant est titulaire de 3 groupes.

Ces 6 étudiants devront effectuer ensemble leur travaux pratiques, leurs apprentissages par problème(s) (A.P.P.) et leur projet. Le cycle suit un schéma et est répété pour les A.P.P. toutes les semaines.

Tout d’abord, les étudiants sont confrontés à un problème concret. Généralement, ils n’ont pas encore étudié les notions théoriques nécessaires à sa résolution. Ils les aborderont par après.

Ensuite, en présence de leur titulaire, ils avancent des hypothèses de résolution. Enfin, ils doivent remettre leur résolution au titulaire après s’être idéalement réunis durant leur temps libre.

Ce système pédagogique permet de préparer les étudiants à la collaboration.